Aide d’urgence à Haïti

Aide d’urgence à Haïti

Aide d’urgence à Haïti

Le Comité Syndical du mardi 25 novembre 2016 a délibéré en faveur du soutien d’une action d’aide d’urgence à Haïti.

Contexte de l’intervention

Formé comme une tempête tropicale dans la Mer des Caraïbes, l’ouragan Matthew, de catégorie 4, a commencé à frapper les côtes sud d’Haïti le 3 octobre 2016, entraînant de graves inondations dues à l’élévation de 2m du niveau de la mer et aux fortes précipitations.

Le 4 octobre, l’ouragan a frappé le sud-ouest d’Haïti, affectant principalement les départements du Sud, de Grande Anse, des Nippes et du Sud-Est. La Direction de la Protection Civile (DPC) d’Haïti, présente un bilan humain de plus de 1 000 morts, 61 537 personnes évacuées, 750 000 personnes en besoin humanitaire absolu et plus de 1,3 millions de personnes affectées par l’ouragan, selon les Nations Unies.

Selon les premiers diagnostics réalisés sur le terrain par SOLIDARITÉS INTERNATIONAL (SI) avec l’appui notamment de la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) et de la DPC, d’importants besoins dans les domaines de l’accès à l’eau potable, des risques sanitaires et de l’assainissement, dans les départements des Nippes et Sud-Est ont été constatés.

Face à cette situation, les équipes de SI en Haïti appuyées par une équipe d’urgence arrivée moins de 48h après le passage de l’ouragan, répondent aux besoins vitaux des rescapés.

SI travaille en Haïti depuis 2010 dans les départements de l’Ouest, des Nippes et du Sud-Est. Forte d’une équipe permanente de 12 expatriés, et de plus de 150 employés nationaux, ses domaines d’intervention incluent :

  • La lutte contre le choléra ;
  • L’accès à l’eau potable, l’assainissement et hygiène ;
  • La sécurité alimentaire et moyens d’existence ;
  • Reconstruction urbaine.

Partenariat

solidarités internationalSolidarités International a effectué divers diagnostics de besoins permettant à l’association de rédiger une note d’intention urgence à destination des collectivités françaises et des agences de l’eau, partenaires récurrents de l’association dans ses réponses d’urgence.

Le Syndicat des Eaux de la Presqu’île de Gennevilliers, avec l’appui du Programme Solidarité Eau et de l’Agence de l’Eau Seine Normandie a formalisé une convention permettant d’apporter une aide financière destinée aux actions concernant le domaine de l’eau potable.

Au total, 140 000 personnes bénéficieront des activités d’urgence de SI dans les départements des Nippes et du Sud Est pour une durée de 6 mois à partir d’Octobre 2016.

  • 15 375 personnes bénéficiaires des activités d’accès à l’eau potable et réponse choléra ;
  • 140 000 personnes bénéficiaires des activités de promotion à l’hygiène ;
  • 3 à 5 centres de santés/écoles bénéficiaires des activités d’assainissement.

Le budget prévisionnel total s’élève à 410 000€.

Les activités mises en œuvre pour l’eau potable sont les suivantes :

Accès à l'eau potable

Dans les régions où les systèmes d’approvisionnement en eau sont gravement endommagés et où la population et les structures publiques n’ont pas accès à l’eau potable, SI effectuera plusieurs types d’activités :

  1. Des opérations de Water Trucking en partenariat avec la DINEPA (5 000 bénéficiaires) ;
  2. Des distributions de purifiants d’eau (Aquatabs) et de contenants sur 4 mois (4 250 bénéficiaires) ;
  3. La mise à disposition de 10 filtres communautaires de traitement de l’eau Grifaid (1 500 bénéficiaires) ;
  4. La réhabilitation de 15 systèmes d’approvisionnement en eau potable (réseaux, puits, forages, sources (7 500 bénéficiaires).
Lutte contre le choléra

Au vu de la situation sanitaire et des dégâts provoqués par le passage de l’ouragan, il est nécessaire de renforcer les activités en cours portant sur la sensibilisation des populations, la chloration des points d’eau, la distribution d’Aquatabs et la pulvérisation à base de solution chlorée chez les ménages touchés par la maladie.

Modalités de financement

En 2005, la loi Oudin a été adoptée par le parlement français. Cette loi autorise à consacrer jusqu’à 1% des recettes provenant des services d’eau et d’assainissement à des actions de solidarité internationale dans ce même secteur.

Article 1(L.1115-1-1 du Code général des collectivités territoriales) : « Les communes, les établissements publics de coopération intercommunale et les syndicats mixtes chargés des services publics de distribution d’eau potable et d’assainissement peuvent, dans la limite de 1% des ressources qui sont affectées aux budgets de ces services, mener des actions de coopération avec les collectivités territoriales étrangères et leurs groupements, dans le cadre des conventions prévues à l’article L.1115-1, des actions d’aide d’urgence au bénéfice de ces collectivités et groupements, ainsi que des actions de solidarité internationale dans les domaines de l’eau et de l’assainissement. »