L’adaptation des agents de terrain face à la pandémie

L'adaptation des agents de terrain face à la pandémie

L’adaptation des agents de terrain face à la pandémie

Depuis plus d’un mois, les équipes de SUEZ se mobilisent sur tout le territoire de Sénéo pour assurer la continuité du service de l’eau potable.

David, Julien et Clément ont accepté de livrer leur témoignage.

David, agent de réseau travaux

Je suis agent de réseau et j’interviens sur le réseau en cas de fuite.
Depuis le début de la crise, je réalise en moyenne 3 à 4 interventions par semaine. Notre mode de travail a complètement changé : un système d’astreinte a été mis en place et nous fonctionnons en binôme, une semaine sur deux.

Avec cette crise, nous avons dû nous adapter. D’abord, en appliquant les gestes barrières et en utilisant, en plus de nos équipements de protection individuelle [EPI], les moyens mis en place par Suez pour assurer la sécurité sanitaire des agents et celle des usagers : gants, gel masques. On est bien protégés quand on sort sur le terrain !
Nous limitons au maximum nos contacts avec les clients usagers. Plutôt que de sonner à leur porte, nous les contactons par téléphone pour les prévenir de notre intervention.

Ce qui me manque le plus aujourd’hui, c’est de ne pas voir mes collègues. Et puis, c’est vrai que n’est pas facile tous les jours de rester à la maison entre chaque intervention. Le journal interne de notre agence permet de maintenir un lien et de ne pas se sentir isolé et puis entre collègues, heureusement, on peut s’appeler !

David, agent de réseau travaux
Je me tiens toujours prêt à intervenir

Julien, technicien de réseau

Je suis technicien de réseau. Je travaille en collaboration étroite avec Clément. C’est souvent lui qui m’appelle, lorsqu’il a détecté une fuite.

Depuis le début de la crise du Covid, j’interviens sur les urgences : fuites, manque de pression, manque d’eau et infiltrations. Rien ne peut plus être planifié comme avant. On est dans l’instant.

Ce qui a changé depuis le début du confinement, c’est que je passe beaucoup plus de temps au téléphone. Avant, quand je cherchais une information, je sonnais chez l’usager. Mais en ce moment, pour des raisons sanitaires, j’évite les contacts. C’est plus compliqué, surtout quand l’usager est absent. Heureusement, dans ces cas-là, je contacte le service client de Suez qui me fournit les informations dont j’ai besoin pour mon intervention.

Quoiqu’il en soit, dans le contexte actuel, tout a été fait dans pour qu’on puisse travailler au mieux, dans les meilleures conditions. Ce qui me manque surtout, ce sont les pauses et les moments conviviaux entre collègues : sur ce point, les semaines peuvent parfois sembler longues.

Julien, technicien de réseau
Tout a été fait pour que nous puissions travailler au mieux, dans les meilleures conditions

Clément, technicien de réseau, détecteur acoustique de fuites

Mon travail consiste à détecter les fuites. Je passe 90% de mon temps sur le terrain.

Tous les matins à partir de 7h45, je consulte les données des capteurs acoustiques du réseau d’eau potable. J’établis ensuite un plan d’action pour la journée en fonction des urgences.

Une fois sur place j’établis un diagnostic. S’il faut procéder à une intervention, je contacte Julien, David ou mes autres collègues du service selon leur semaine d’astreinte pour qu’ils interviennent immédiatement. C’est toute une organisation qui se met en place.

L’autre jour à Gennevilliers par exemple, j’ai reçu un appel : l’eau sortait d’une bouche à clef. À 09h00, j’étais sur place. Mes collègues sont arrivés rapidement après et ont fait le nécessaire. L’intervention a duré 7 heures en tout. Certains chantiers sont complexes. On ne peut jamais savoir à l’avance.

Pour ce qui est des actes courants, la fréquence et la programmation ont changé. Aujourd’hui, les interventions ne sont pas programmées avec autant d’anticipation. Il y a une notion d’immédiateté qui n’existait pas avant.

Dans mon métier, ce qui change avec le confinement, ce sont mes temps de trajets : la circulation est plus fluide, ce qui me permet d’accéder plus rapidement aux différents sites. Et puis, certaines rues sont souvent désertes. C’est plus silencieux et donc beaucoup plus facile de détecter les fuites.

Clément, technicien de réseau, détecteur accoustique de fuite
Pendant une recherche de fuites, les bruits de la circulation peuvent être gênants. Depuis le confinement, c’est beaucoup plus facile de les détecter
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