Le dégrillage
Le dégrillage permet de retirer les matières solides présentes dans la Seine pompée à Suresnes (feuilles, branches et détritus).
L’eau prélevée dans le milieu naturel contient naturellement des matières en suspension, des micro-organismes, des minéraux et parfois des polluants issus des activités humaines. Les eaux souterraines ont souvent été filtrées par les couches de sable et de terre, mais elles peuvent malgré tout contenir certains éléments indésirables comme des pesticides ou des nitrates. Les eaux de surface, quant à elles, sont davantage exposées aux pollutions et nécessitent des traitements plus poussés. Pour être déclarée potable, l’eau doit respecter de nombreux critères définis par le Code de la santé publique.
Ces contrôles portent notamment sur les paramètres microbiologiques, les substances chimiques indésirables ou toxiques ainsi que sur les caractéristiques de référence qualité pour le consommateur, comme le goût, l’odeur ou la teneur en calcaire.
Les eaux de surface, comme celles de la Seine, ne peuvent être consommées directement. Elles doivent être débarrassées des matières en suspension, des micro-organismes et de certains polluants grâce à une série de traitements successifs. Chaque jour, l’installation produit 58 000 m³ d’eau potable en moyenne, contrôlée en permanence tout au long de son parcours. À l’usine du Mont-Valérien, mise en service en 1906 et régulièrement modernisée, l’eau captée dans la Seine suit huit grandes étapes avant d’être distribuée.
Le dégrillage permet de retirer les matières solides présentes dans la Seine pompée à Suresnes (feuilles, branches et détritus).
Grâce à un réactif, les particules de calcaire s’agglomèrent pour former des flocons qui se déposent au fond d’un réacteur. L’eau distribuée est ainsi plus douce.
Les matières organiques, les particules minérales et les micro-organismes s’agrègent et forment des flocs qui vont se déposer au fond du bassin de décantation.
Pendant la filtration, l’eau traverse un lit de sable qui retient le reste des matières en suspension.
De l’ozone, un gaz désinfectant, est injecté dans l’eau afin d’éliminer les virus et les bactéries encore présents dans l’eau.
L’eau traverse un lit de charbon actif en grain qui élimine les matières organiques et les micropolluants.
L’eau est traitée par rayons UV pour éliminer les virus et les bactéries très résistants.
Conformément à la réglementation, du chlore est ajouté avant le stockage de l’eau pour garantir sa qualité de désinfection jusqu’au robinet.
Notre usine du Mont-Valérien fait un suivi analytique spécifique des micropolluants dans l’eau. Ceux-ci peuvent être d’origine minérale, comme certains métaux ou organique, comme les résidus de pesticides ou de médicaments. Même si les quantités sont toujours infimes, c’est le rôle de l’usine de les éliminer totalement.
Dans un laboratoire intégré, des analyses sont réalisées à plusieurs étapes du traitement : à leur entrée, à leur sortie, et à mi-chemin de son parcours. Ces contrôles permettent d’ajuster les dosages des différents filtres et réactifs en fonction de l’évolution de l’eau brute.
À l’issue de ces différentes étapes, l’eau est devenue potable. Avant sa distribution, elle est stockée dans 15 réservoirs de 2 à 15 mètres de hauteur situés à Nanterre et Suresnes, qui contiennent au total 80 000 m³ d’eau, soit entre 20 et 25 piscines olympiques. Le stockage constitue une sécurité indispensable. Il permet de faire face aux variations de consommation en temps réel, de sécuriser l’alimentation du territoire et de garantir une distribution continue à l’ensemble des usagers.
Les boues récupérées au fond des décanteurs peuvent être entièrement revalorisées pour être utilisées comme fertilisant pour les champs. Elles sont donc récupérées, épaissies avec de la chaux, puis pressées dans un « presse filtre à boue » pour former des « gâteaux » de boue solide. L’usine du Mont-Valérien a produit 3 841 tonnes de boue en 2025, riches en minéraux et nutriments pour les végétaux. Elles sont utilisées en agriculture par épandage.