Comment est calculé le prix de l’eau ?

Puisée dans le milieu naturel, l’eau est d’abord captée, traitée pour devenir potable, puis distribuée à travers le réseau de distribution. Une fois utilisée, elle est récupérée, dépolluée puis renvoyée dans le milieu naturel.

Toutes ces étapes reposent sur des infrastructures et des équipements entretenus au quotidien et sur des traitements techniques et industriels exigeants. Elles impliquent des contrôles permanents et un investissement continu pour la sécurisation et la modernisation du service. Sénéo investit chaque année par exemple dans le renouvellement de 10 à 12 kilomètres de canalisations, soit 1% d’un réseau de plus de 1000 km.

Le coût de ces services, auquel s’ajoutent certaines taxes et redevances réglementaires, repose sur trois composantes.

1- Le coût du traitement de l’eau potable et de la distribution

Cette partie couvre le prélèvement de l’eau dans la Seine, l’Oise ou des nappes souterraines. Puis les traitements pour la rendre potable, les analyses sanitaires, et tous les transports jusqu’à votre robinet à travers le réseau de distribution. Ce montant comprend une part fixe : l’abonnement, et une part variable, votre consommation. Cette composante représente en moyenne 241,61 euros soit 38% de votre facture.

2- Le coût de la collecte des eaux usées

Les redevances liées à la collecte et au traitement des eaux usées jusqu’à leur rejet dans le milieu naturel permettent d’entretenir et de financer la construction d’égouts sur le territoire et de stations d’épuration interdépartementales. Ce montant équivaut en moyenne 280,02 euros soit 44% de votre facture.

3- Des taxes et redevances

La taxe hydraulique, la TVA, ainsi que trois redevances destinées aux agences de l’eau. Elles correspondent à environ 109,91 € ou 17% du total de votre facture.

À quoi servent les taxes présentes sur ma facture d’eau ?

Une partie des redevances revient à l’Agence de l’Eau Seine Normandie (AESN), un établissement public. Elles lui permettent notamment de subventionner les équipements de traitement et de dépollution des eaux et de renforcer la préservation des ressources en eau. Elles concourent à la protection des milieux aquatiques, à réduire à la source les émissions de pollution ou encore à mettre en conformité les usines d’eau potables et les stations d’épuration urbaines. Une taxe est réservée à Voies Navigables de France, un établissement public qui assure l’exploitation, l’entretien et l’amélioration des réseaux hydrauliques et qui correspond au prix de l’eau brute dans la Seine captée rendue potable.  

 

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Quel est le prix de l’eau en France et sur notre territoire ?

Le prix de l’eau est calculé par mètre cube (m³), qui correspond à 1000 litres. Au 1er janvier 2026, le prix de l’eau potable sur le territoire de Sénéo est de 2,71 €/m³ TTC (en intégrant les taxes et redevances). À cela s’ajoute le coût de l’assainissement pour chaque mètre cube consommé puis rejeté dans le milieu naturel, et différentes taxes et redevances.

Chaque Français consomme en moyenne 150 litres d’eau potable par jour. Pour un foyer, une consommation standard annuelle est estimée à environ 120 mètres cubes (m3) par an. Pour un ménage vivant sur le territoire des communes que dessert Sénéo, la facture s’élevait en moyenne à 631,54 € pour l’eau potable et sa distribution, sa collecte et son traitement et les taxes et redevances associées.

Le prix de l’eau est fixé par la collectivité, représentée par les élus des communes, et justifié par les investissements réalisés pour l’entretien du réseau et les coûts d’exploitation.

Comment le tarif évolue-t-il en fonction de la consommation ?

Certaines collectivités ont adopté une tarification progressive afin d’inciter le consommateur à une utilisation plus sobre de l’eau, ressource précieuse. Cette organisation vise à proposer une consommation essentielle à un tarif modéré, tout en encourageant une utilisation raisonnée de la ressource.

Car pour des consommations dites « de confort », comme un arrosage généreux du jardin, le prix du mètre cube sera plus élevé. Cette tarification permet également à Sénéo de financer environ 12 millions d’euros d’investissements annuels pour entretenir et renouveler canalisations et réservoirs.

Bouteille ou robinet ?

Selon son origine géologique, l’eau du robinet peut contenir autant de minéraux que certaines eaux en bouteille. Boire l’eau du robinet présente des avantages économiques et environnementaux.

Le prix de l’eau distribuée par Sénéo revient à 0,004 € par litre, contre 20 à 46 centimes le litre pour une eau en bouteille, selon qu’il s’agisse d’eau de source ou minérale. Pour UFC Que Choisir, en moyenne, une personne qui consommerait 1,5 litres d’eau en bouteille par jour paieraient entre 110 à 480 € par an tandis qu’une personne qui ne se servirait qu’au robinet paierait seulement 2€ par an.

Boire l’eau du robinet permet de réduire significativement les déchets plastiques. En 2024, un Français a consommé 126 litres d’eau en bouteille en moyenne. Boire exclusivement de l’eau du robinet permet d’éviter la production d’environ 90 bouteilles en plastique, soit environ 3 kg de plastique d’emballage chaque année. L’impact carbone, correspondant à 321g de CO2 pour l’emballage et le transport, selon l’ADEME : c’est 2430 fois plus que l’eau du robinet.

Match gagnant pour l’eau du robinet : aujourd’hui, 72 % des Français déclarent en boire au moins une fois par semaine, et 52% tous les jours.

Pourquoi le prix de l’eau varie-t-il en France ?

Le prix de l’eau peut varier d’un territoire à l’autre selon plusieurs facteurs : caractéristiques géographiques, densité de population, qualité de l’eau prélevée ou encore coûts liés à l’entretien du réseau et des infrastructures.

Le maintien en état du réseau

L’entretien et le renouvellement des canalisations représentent une part importante des investissements nécessaires. Si ces opérations ne sont pas anticipées et régulièrement menées, il y a un risque de dégradation significatif du réseau et donc de rupture d’approvisionnement en eau.

Au final, l’effort devient si important qu’il oblige à augmenter considérablement le prix. C’est pourquoi pour garantir la qualité du service et limiter les pertes d’eau, Sénéo investit chaque année sur ses dix communes, dans le renouvellement de 10 à 12 kilomètres de canalisations. La modernisation du réseau de transport et de distribution de l’eau et la sécurisation de l’usine d’eau potable basée du Mont-Valérien permettent de garder un bon niveau d’entretien des ouvrages et prévenir les fuites.

La lutte contre le gaspillage

Les réseaux d’eau potable nécessitent une surveillance constante car les fuites peuvent entraîner des pertes considérables en eau. Les détecteurs de fuite utilisent des outils de haute technologie, utilisant notamment l’acoustique et la thermographie, pour les localiser avec précision. Le rendement d’un réseau correspond à la proportion d’eau effectivement livrée aux consommateurs par rapport à l’eau mise en distribution.

Plus les fuites sont nombreuses, plus le rendement  diminue. En Ile-de-France, la situation est globalement plus favorable que sur le reste du territoire. En 2019, pour 65 services desservant plus de 100 000 habitants, le rendement moyen observé était de 85%, tandis que la moyenne nationale est de 83,5% Entre 2020 et 2024, le rendement observé sur le territoire de Sénéo se situait entre 91 % et 94 %, supérieur à la moyenne nationale.

La technicité des équipements

Les équipements techniques diffèrent selon les territoires et leurs spécificités. Sénéo a choisi d’investir dans des traitements de pointe en réponse aux attentes des consommateurs. Il a été mis en place une unité de décarbonatation, qui permet de réduire la teneur de l’eau en calcaire. Le processus d’adoucissement a une influence sur le goût, mais aussi supprime les désagréments comme l’entartrage des appareils ménagers, la raideur du linge ou encore la réactivité de la peau… Il a également été mis en œuvre une technologie à base de charbon actif en grains et en poudre, capable de capter et retenir les micropolluants grâce à sa structure poreuse.

La protection des milieux naturels

Les exigences environnementales peuvent également influencer le coût des traitements. Lorsque l’eau traitée est rejetée dans des milieux sensibles, zones naturelles protégées, espaces de baignade ou secteurs dédiés à l’aquaculture, des traitements complémentaires peuvent être nécessaires, avec un coût supplémentaire à la clé.

La qualité initiale de l’eau brute

Plus l’eau prélevée dans le milieu naturel nécessite de traitements avant d’être rendue potable, plus les équipements et interventions nécessaires sont importants. La qualité de l’eau à l’origine influence également le coût du service. Potabiliser une eau souterraine, aux qualités physicochimiques stables dans le temps est moins onéreux que potabiliser des eaux de surfaces, aux qualités variant au fil des saisons et de la météo.

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